Forum de poèmes. Postez vos poèmes, vos commentaires... Bienvenue à tous les poètes ! Index du Forum
Forum de poèmes. Postez vos poèmes, vos commentaires... Bienvenue à tous les poètes !
Forum de poèmes où tout le monde peut poster ses poèmes, mettre son avis sur les poèmes des autres et participer aux discussions !
 
Forum de poèmes. Postez vos poèmes, vos commentaires... Bienvenue à tous les poètes ! Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: Une part d'ombre ::

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum de poèmes. Postez vos poèmes, vos commentaires... Bienvenue à tous les poètes ! Index du Forum -> Histoires... -> Nouvelles.
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Alone To Dream
Nouveau poète.

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2017
Messages: 7
Localisation: Ailleurs
Masculin Bélier (21mar-19avr) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mar 18 Avr - 19:50 (2017)    Sujet du message: Une part d'ombre Répondre en citant

Depuis des millénaires l'homme a peur, peur du noir, peur d'être seul, peur de la mort, peur de la douleur, peur d'avoir peur. L'image de la peur est associé au ténèbres, aux monstres et au sang. Mais. La peur est elle seulement noire est ténébreuse ? Non, je ne pense pas. Je pense que nous somme juste moins fort dans le noir et dans la solitude car nous avons peur.

Depuis mon enfance, je perçois cette peur, si vous voyez, elle est palpable, si présente qu'elle ressemble à notre ombre, l'ombre est sombre. Mais, le plus effrayant c'est que nous sommes fasciné, tous, vous et moi, par la peur. Et bien croyez moi elle n'est pas bien difficile à trouver : ouvrez vos oreilles, ouvrez les yeux, et ... Vous ouvrirez votre bouche pour hurler, ouvrirez vos yeux pour pleurer, et ouvrirez vos pores pour suer, une sueur froide...

Sentez votre sang se glacer, sens tu les poils de ta nuque se hérisser, mais qui te regarde ? Est tu vraiment seul dans ta chambre, auras tu le courage d'y penser cette nuit, n'ouvre pas les yeux tu verras ton pire cauchemar. Tu ris ? Rire nerveux. Avale ta salive, concentre toi, tu vas avoir peur. Mais ce n'est pas une honte, les humains ont peur, mais ce n'est pas vraiment une faiblesse, c'est étonnant mais les personnes effrayées arrivent à tirer une énergie colossale de leur pires cauchemars. Ce pouvoir est étrange, incroyable, en réalité il est la clé du mystère, je crois à la magie, et ceci est sans doute de la magie.

Le Bien, le Mal et les Autres, je suis sûr qu'il y a 3 catégories dans notre monde visible et les autres monde que tous ne voyant pas, pour cela, il faut être ouvert d'esprit, soyez crédule avec votre imagination et votre instinct.

Mais vous n'êtes pas obligé de croire ce que je vous ai raconté, ce n'est peut être pas vrai, un mensonge... certains seraient déçus, mais tout est relatif.

Et bien à plus tard peut être, et puis cherchez les gants noirs...

















INTERMEDE

2017

Depuis quelques temps, les choses changent, les gens se font plus sensible au mystérieux, au paranormal comme il se nomment à présent, le sujet est moins tabou, les recherches à son sujets deviennent des disciplines serieuses, est ce pour cela que les gens en sont plus sensible, peut être...

Le Mal prend de l'ampleur, plus que ce qu'il n'y en as jamais pris, il souffle en rafales sur notre monde, le réel, et écrase les plus faibles.

Le Bien regresse, il s'efface de notre monde, le réel, et les faibles meurent. Cela fait bien longtemps que les messies du bien, n'ont pas refoulé la terre, certaines choses sont oubliées.

Les Autres ne font toujours rien, mais ils semblent qu'ils commencent à s'activer sur notre monde, réel.

Les rôdeurs se multiplient.






















2001

I

World Trade Center 11 septembre, 8h 00,

Frederik sort du bus, et s'engouffre dans la marée débordante de passants pressés et perdues, un mélange de pensées s'assemblent de manière incohérente formant un orchestre violent et effarant.

Il soupire, il est en retard. Il regarde les tours jumelles, 500 mètres, il va courir.

Frederik est un homme d'une quarantaine d'années. Père de famille, il est originaire de Californie, de la ville de Gridley. Suite à une mutation, il aménage, lui et sa famille dans un petit appart de New-York, chaque jour il part travailler pour essayer de joindre les deux bouts. Depuis qu'il est devenu père, Fred c'est fait la promesse de toujours assumer sa famille quelle qu'en soit le prix à payer. Il est vrai que Fred n'a pas eu une enfance facile, son père alcoolique passait tout l'argent de la maison dans la bouteille. Et lorsque qu'il avait finit de boire, il battait sa femme. Frederik entendait chaque soir les cris, les supplications de sa mère, et chaque soir il pleurait. Jusqu'au jour où sa mère reçu un sale coup au niveau du crâne et en creva. Son père pleura, jura le bon Dieu qu'il regrettait. La mort de sa mère fut déclaré comme accident le 11 septembre 1971, il y a trente ans jour pour jour, une chute des escaliers. Ensuite son père arrêta de boire. Mais six mois après il repris. Au début c'était une bière un verre de vin, puis deux, puis un whisky, et au fur et à mesure il buvait un peu plus et il commençait à être soûl. Puis un soir, après avoir pris une sévère cuite il appela son fils : "Frederik assied toi" lui dit-t-il. Il s'assit. "Est-ce que tu m'aimes ? " Fred acquiesça. La gifle partit d'un éclair et vînt atterrir sur la joue de Fred. "Tu bois Fred", nouvelle gifle. "Non ce n'est pas vrai papa ! ". Fred revit sa mère en sang. Cette fois çi ce fût un coup de poing qu'il reçu et l'aveugla sur le coup. Puis un coup de pied, et à chaque coup, les hurlements de Fred se faisait moins fort, comme sa mère. Lorsque se père partit il lui dit " C'est pour ton bien mon fils, je me fais du soucies pour toi, car moi je t'aimes. Son haleine empestait l'alcool. Des heures plus tard, où des minutes peut-être, fred se releva courbaturé et contempla la flaque de sang sorti de son nez, étrange, elle formait un oiseau, rouge...

II

juin 1972,

Le drame se passa le 11 juin, mais c'est peut être plutôt une libération.
Frederik rentrait chez lui en sifflant, joyeux comme seul un gosse peut l'être. Capacité étonnante des enfants qui leur permettre d'être heureux dans les moments les plus difficiles. A vrai dire je ne sais pas vraiment quand est ce que l'on perd vraiment ce don. Lors de l'adolescence problablement, c'est à ce moment là que l'on commence à penser comme un adulte. C'est bien triste en réalité, nous ne rêvons plus, nous ne croyons plus, nous ne regardons plus sous notre lit le soir, nous ne croyons plus au père noël, la magie s'estompe lorsque nous devenons assez mûr pour penser à notre avenir sans rêver de la belle miss et de l'incroyable astronaute. Lorsque Fred ouvrit la porte, il ne vit la main de son père atterir sur son petit visage, il n'entendit même pas la raison pour laquelle il le frappait ( sans doute futile... ) trop préocuppé par le moyen de se protéger les endroits les plus sensible de son pauvre corps de gamin. Lorsque tous fut finit, il monta dans sa chambre sans manger. Il pleura, puis finit par s'endormir tout endoloris qu'il était.
Il se reveilla à minuit, il se rappelait clairement de son rêve, il était dans un parc, un beau parc vert, où la végetation était luxuriante et les fleurs sentait bon, on entendait le chant des oiseaux, les croassements des grenouilles, et soudain plus de bruit. Le ciel s'assombrit, le soleil se cache derrière des gros nuages noirs, les troncs des arbres s'assombrissent, du brouillard monte, des formes qui était l'instant d'avant belles et rassurantes, deviennent menacante, les branches d'arbres se recourbent de manière menacante. Mais là à quelques dizaines de mètre, il voit un vieux chêne noirs, problablement centenaire et sur son tronc il voit une peinture rouge, une vieille peinture ancestrale, c'est un oiseau, un condor, rouge, comme son sang... Il sent alors la pression d'une main sur son épaule, un gant noirs... Il se réveille alors en sursaut. Mais là assis sur son lit il ressent la douleur, et la rage monte contre son père. Sans réflechir, il sort de sa chambre, traverse le couloir et va dans la cuisine. Si il s'était retourné il aurait vu que son ombre était très grande, si grande qu'elle ne rentrait pas dans le mur, ainsi on ne voyait pas sa tête et c'était peut être mieux. Il prend alors un couteau, puis il va dans le salon, il s'aggenouille devant le canapé, où son père ronfle d'un sommeil d'ivrogne.
*
Henry Grant est un grand homme de 48 ans, à l'apparence sale et miteuse, henry fait peine à voir. Mais il n'a pas toujours été comme ça. Autrefois c'était un beau jeune homme, à 19 ans il commence à travailler dans une acierie comme zingueur, il est travailleur et efficace, grâce à sa nature de colosse, il remplit largement sa besogne. C'est à cette époque là qu'il rencontre Elena Torn, belle jeune fille de seize ans, tout de suite c'est le coup de foudre, le premier jour ils s'échangent un sourire. Le second jour alors que Henry sort faire sa pause, il aperçoit Elena. Elle est là ayant l'air d'être là par hasard regardant au loin vers la route puis elle regarde enfin Henry et rougit, Henry aussi rougit. Le lendemain elle est de nouveau là, et jour après jour ils se regardent, jour après jour il restent là comme des idiots. Puis un beau jour, Henry n'est pas là. Elena le cherche désespérement du regard sans savoir où il est. Puis soudain, il sent une main dans son dos, elle frissonne et se retourne, et là elle voit Henry, en habit du dimanche qui lui tend une rose, rouge. Il l'a sûrement piqué dans un jardin, mais c'est l'intention qui compte, c'est vrai qu'à l'époque on était pas bien riche, mais on s'aimait. A vrai dire cette rose n'était pas son initiative, c'est Guiseppe, un ami à lui, qui ayant l'habitude avec ses dames, lui avit donné des conseils. Henry n'était pas sûr :
" mais peut être qu'elle ne vient pas pour moi, si elle me repousse ?
- si elle te repousse, elle serait bien bête, et puis écoute avant d'y aller tu attends un peu, si elle s'agite et qu'elle te cherche c'est je pense qu'elle t'aime bien non ?
- Tu as raison, merci Guiseppe.
- Il n'a pas de quoi, entre ami il faut s'aider.."
Et c'est comme ça que sûr de lui, Henry était aller trouver Elena.
Ensuite ils discutèrent, Henry l'emmenna dans un petit resto, et puis ils dicutèrent, après manger, ils discutèrent. A partir de ce moment là Henry sut que c'était elle. 6 mois après ils emmenagaient ensemble. Cinq ans après ils se mariaient, c'était le 7 juillet 1944, c'était un beau mariage, simple en raison de leur modeste revenus. En 1947, Elena tombe enceinte, mais elle fait une fausse couche. Ils en sont très troublé cette absence d'enfant leur fait un grand vide. Puis Elena ne tombe plus enceinte, jusqu'à ce mois d'avril 1960, où elle accouche de Fred. L'enfant est salué par sa venue comme un prophète. Il s'en suit alors 8 années de bonheur, mais hélas le bonheur ne dure jamais longtemps. Quelqu'un a d'ailleurs dit que le bonheur est juste de courtes de périodes de calme entre les tempêtes. Le 22 octobre 1968, Henry se fait lincensié de son usine en pleine faillite. Ce jour là, il commençat à boire, pas comme avant, où entre copain il buvait deux où trois verres, mais à vraiment boire. Tout l'argent du foyer y passait. Chaque jour il rentrait ivre mort, chaque jour la fatigue creusait le visage d'Elena, chaque jour Fred se demandait se qu'avait ses parents. L'alcool détruit des familles cette adiction a de tout temps causé le pire des maux, le fossé entre les autres, la solitude, la violence, la mort... Et c'est un jour de décembre, en 1969, que la Mal commença.
*
13 décembre 1969,

Lorsque Henry vit l'homme rentrer il se frotta les yeux, autour de lui les gens ne semblait pas s'en soucier, il n'était pas à son premier verre, peut-être est-ce pour cela.. L'homme était très grand, dans les 2 mètres 30 environ, très maigre et enveloppé d'un lourd manteau noir, capuche rabbatue. Il s'assit près d'Henry, ce dernier sentit une migraine monter, l'alcool ? L'homme leva la tête, et..., il vu seulement des yeux, yeux glacials, des yeux morts. Henry tentat un mouvement de recul, mais il l'y parvint pas, une voix s'adressa à lui, profonde, rocailleuse, lente et mélodieuse, qui se répercuta dans tous son crâne créant un brouhaha infernal. Il lui dit : "Comment vas tu Henry, pas trop dur la vie ? " Henry avait la langue pâteuse collée à sa bouche, il parvint à articuler, "ça pourrait aller mieux
- Et tu ne le voudrais pas ?
- Bien sûr
-Alors qu'attends tu ?
- Mais que puis-je faire ?
- Mais c'est évident Henry, regardes tes mains
- Je ne comprends pas ...
- Tu es faible Henry, ne vois tu pas que l'on te considère comme un moins que rien ?
- Mais...
- Regarde ta femme, regarde ces airs, sous pretexte que tu n'as plus de travail, elle prend ta place, regardes son air arrogant !
- C'est vrai ?
- Mais bien sur Henry, pourquoi te mentirai-je
-Mais qui êtes vous ? Comment savez vous cela ?
- Certaines questions ne devraient pas être posées, au lieu de comprendre, agis. Es tu un homme ?
- Oui
- Alors fait ton devoirs d'homme"
L'homme se leva, salua de façon grottesque son interlocuteur puis partit. Henry senti tous d'un coup la colère lui monter jusqu'à la tête, il se leva, paya son addition et partit...
*
11 juin 1972, 00H11
Lorsque Fred planta la lame dans le coup de son père, il n'était pas vraiment conscient, en réalité ce ne fût pas lui qui donna le coup mais son ombre, Henry ouvrit alors les yeux, regarda, et des larmes coulèrent de ses yeux, soudain le voile de violence qui lui couvrait la vue fut levé. Il aurait voulut lui dire pardon mais la mort le pris de revers, seul un gargouillement confus s'échappa de sa bouche. Mais en mourrant Henry Grant sourit, car il pensa à sa femme qu'il allait retrouver...

Fred laissa tomber son couteau, mais ce dernier ne comportait aucune trace de sang, puis alla se coucher. Une semaine après les voisins s'inquieteraient de l'inactivité des Grant, les policiers seraient alors prévenus. En retrant dans la maison, il trouveraient du sang seché sur la moquette. Craignant le pire, ils fouillèrent toute la maison de fond en comble, on trouva Fred dans son lit dormant les yeux ouverts, manifestement il n'avait pas bouger depuis une semaine, il était famélique. On caractérisa son état de choc psychologique, il ne se rappella jamais ce qui s'était passé la nuit du 11 juin 1972. Le corps d'Henry ne fût jamais retrouvé...

III

11 septembre 2001, 8h 05

Fred court, il en perd haleine, il traverse une rue bondée, bousculant les gens, balbultiant des excuses, puis diverge à droite, sans savoir pourquoi. La rue est deserte, il court, 8h 07, mais soudain il s'arrête, un tag attire son attention, il semble récent, la peinture semblent encore être humide et couler à certain endroit. Elle est rouge, comme son sang, elle représente un oiseau rouge, un merle, il pense alors vaguement à un condor, ces condors indien, peinture ancestrale, mais lui est moderne, et c'est un merle. Soudain il ressent un malaise, une boule monte dans sa gorge, il se sent en danger, il voit le sang de sa mère, le condor, LE CONDOR ! Il fait demi-tour, mais il s'arrête, il doit partir au travail, pour sa famille, il reprend alors sa route.
*
Lorsque l'avion s'écrasa sur les tours jumelles, Fred venait de s'asseoir, satisfait d'être arrivé à l'heure. Il était 8h14. Avant cela il sentit un mal de tête et pensa au merle rouge…
*
Au même instant dans la petite ville de Gridley, Guiseppe Perdonni, 77 ans, eut mal, un profond mal de crâne. Il avait eut mal comme ça deux fois dans sa vie, aujourd’hui, et un certain 13 décembre 1969.
*
13 décembre 1969,
Guiseppe était assis à une table en bois miteuse au fond de la salle. En face de lui, trônait un verre à bière, vide, il restait de la mousse sur les bords, c'était sa première, il était totalement sobre, il en était sûr, et comptais se resservir, mais c'est à ce moment là qu'il rentra. C'était un homme immense ( même si il n'était sans doute pas humain ), 2 mètre 50 sans doute, squelettique, recouvert d'un grand manteau noir, capuche rabattue, il était effrayant, mais personne ne le remarqua, le patron ne fît même pas mine de le servir. Quand l'homme rentra dans la pièce, il eut soudain un immense mal de crâne, pourtant il n'était pas soûl. L'homme pris place près de Henry. Voyant qu'il ne parlait pas, il se cru victime d'hallucination, jusqu'au moment où Henry lui adressa la parole. Henry lui parlait, où du moins semblait lui répondre et l'écouter attentivement, mais l'homme en noir ne faisait pas mine de répondre, le barman jeta un coup d’œil nullement surpris, il était courant que des ivrognes parlent seul. Mais pourtant Guiseppe, voyait à qui il parlait ! Au fur et à mesure la mine de Henry se faisait soucieuse et inquiète, il parlait à voix basse, comme si il échangeait un secret, Guiseppe tendit l'oreille, Henry semblait demander de l'aide, sans comprendre. Puis l'homme se leva, salua son camarade, et se tourna vers la porte. Mais avant de partir, il jeta un coup d’œil à Guiseppe, qui allait lui donner des cauchemars des années durant.. Il vit un regard bleu glacial et un sourire horrible, fait de dents pointues nombreuses et énormes, blanches, et rien d'autre, on apercevait que cela les reste était noir. Guiseppe s'étrangla, ne put crier, resta quelques minutes immobiles la bouches ouverte, les traits crispés, son regard bloqué sur la porte. Il vit donc Henry partir en colère. Et à partir de ce jour là, Henry fut différent. On racontait qu'il battait sa femme, Guiseppe ne voulait pas y croire, jusqu'à se qu'on appris sa mort, tombée des escalier. Là il compris que ce n'était pas un accident, Henry, son ami, avait tué Elena. Il ne comprenait pas, il l’aimait tellement pourtant…, Elena, elle ne méritait pas ça...
*
Elena Torn, était une magnifique fille de seize ans lorsque elle rencontra Henry. A l'époque, on peut dire qu'elle faisait tourner la tête au garçon, avant Henry elle avait eu quelques copains caché à ses parents, petit bad boys faisant rien de leur vie, mais jamais elle avait ressentit l'amour qu'elle allait porter à Henry, un amour réciproque, ce genre de cataclysme incroyable que l'on vit en général qu'à l’adolescence, où nos sentiments n'ont aucune limite, mais cet amour allait durer près de 30 ans, du 27 mai 1943, au 11 septembre 1971, c'est à dire 28 ans d'amour fou, malgré les épreuves. Elena était fille d'un professeur élémentaire, et d'une cuisinière, travailleuse et passionné par la coiffure , elle avait été embauché par une coiffeuse, et c'est en rentrant chez elle qu'elle l'avait rencontré. Elle attendit un mois pour que Henry vienne lui parler, ce fut un des plus beaux jour de sa vie.

La vie n'était pas toujours tendre, mais elle faisait avec. Lorsque Henry fut licencié, elle travailla plus. Lorsque Henry se mit à boire, elle redoubla d'effort. Mais lorsque il la frappa, elle ne sut quoi faire. Elle ne lui en voulait pas, souvent après l'avoir battu, elle l'entendait pleurer, seule au salon et parler seul, elle aurait bien voulu savoir à qui il parlait, mais elle n'avait ni la capacité, ni le courage. Souvent il disait que c'était mal, qu'il ne devrait pas faire ça. Et c'est pour cela qu'elle ne lui en voulait pas. Elle l'aimait oui, et fond lui aussi. Le jour de sa mort, Elena vit un oiseau rouge, tout d'abord, elle le prit pour un rouge gorge où une perruche échappée, mais il était trop gros pour en être un, elle reconnu en l'oiseau un merle. Lorsque elle voulu rentrer chez elle, le moineau se posa devant elle et la regarda avec des yeux apitoyé, Elena sut alors, mais Elena rentra tout de même chez elle affronter son destin. Les personnes affrontant leur destin sont rares, et ce sont elles les plus courageuses, Elena en fait partie. Ce qui se passa par la suite, est seulement sut de Henry et Elena, et leur secret a été apportés avec eux dans leur tombe…
lorsque Elena rentra chez elle reçu plusieurs coups, hélas, lorsque elle tomba, elle se fracassa le crâne contre une marche en pierre, elle tomba alors. Quand elle fut au sol, elle regarda Henry et lui sourit, elle lui dit « je t'aime Henry ». Le voile de violence fut levé pour la première fois des yeux de Henry. Il tomba au sol, « Elena..reste avec moi.
- Non Henry, mon destin m'a conduit ici, jusqu'à présent j'ai eu une vie magnifique, ça n'a pas toujours été facile, mais avec toi j'ai été heureuse, nous avons eu des années magnifiques, plus ce que je peux rêver, je n'ai jamais demander plus que de t'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare, et mon vœu à été exaucé. J’espère que l'on se retrouvera plus tard, dans un autre endroit, une autre époque, un autre monde, ce qui est sûr, c'est que nous nous aimerons, comme nous nous sommes toujours aimé.
- Je t'aimes Elena, sans toi je ne suis plus rien, regardes moi, ne pars pas je t'en supplies
- Il le faut, s' il te plaît veille sur notre fils, il fera de grandes choses, la vie est un cycle, je sais que ce qui est fait recommencera, les mauvaises comme les bonnes, mais fait le pour moi…
-Tout ce que tu désires, je ne t'oublierais pas et plus tard nous nous retrouvons…
- Embrasse-moi, j'ai froid », ils s'embrassèrent, ils pleurèrent d'amour, de tristesse, et de joie, et lorsque Henry retira ses lèvres Elena était parti. Il la berça, longtemps et les promesses qui furent faîtes furent tenue. Henry fit en sorte de rester avec Fred, il s'occupa de lui tendrement, mais comme avait dit Elena, le Mal revint. Les personnes mourantes disent des choses qui se réalisent presque toujours, comme si la mort enlevait un voile d'ignorance pour laisser place à la lucidité. Et ce que dit Elena était vrai, leur amour se réincarnera, dans quelques années… Le vrai amour existe vraiment mais suffit-il d'ouvrir son cœur pour le trouver comme certains en ont la chance. L'amour est un des pouvoirs du Bien, moyen bien faible de lutter contre le Mal, mais il est possible, mais pour cela, il faut y croire.

Les années suivantes furent dures pour Henry, en réalité sa mort fut sa libération, il allait rejoindre son âme manquante, autre part…

IV
Gridley, 11 septembre, 8h17

« Je dois partir !
-Mais papy tu n'as plus l'âge
- Enzo, écoutes moi bien mon garçon, papy possède un don incroyable, l'instinct, et l'instinct ne m'a jamais trompé, c'est grâce à lui que j'ai choisit mamy, et regardes, elle est gentille, généreuse, et ma foi, je n'ai jamais mangé de meilleures tarte au pommes que la sienne. Allez viens !
-Mais comment on fait papy ?
- Mince tes parents, écoutes tu as 12 ans Enzo, tu es grand maintenant, alors il est temps de partir à l'aventure
- Mais pour aller où
- Je dois sauver quelqu'un... »

Gridley, octobre 1972

«  Oh Guiseppe, quel plaisir de vous voir, je vais chercher Fred !
- Ce n'est pas la peine, je vais y aller par moi même
- quartième chambre à gauche, au fond du couloir….
- après la cuisine je sais, heureux que ça n'ai pas changé... »

Guiseppe s’avança dans le couloir, avec sa longue démarche langoureuse qui lui était propre. Deux garçons surgirent de derrière lui pour aller s'engouffrer dans une chambre, riant à gorge déployé. Guiseppe le savait déjà, il allait encore trouver Fred seul, entrain de regarder par la fenêtre, ou dessiner ces oiseaux rouge…
*

Guiseppe est un belle homme de 48 ans, les cheveux légèrement grisonnant, il père de 3 enfants, 2 garçons et 1 fille, et le mari d'une belle femme, maître de la tarte au pomme, comme elle se plaît à se le vanter. Vivant à Gridley, il se promet de ne jamais le quitter, sauf en cas de fin du monde ( ce qu'il y allait avoir lieu 29 ans plus tard ).
Guiseppe, est issue d'une famille nombreuse de 8 enfants, chiffre sacré de ses parents. Il a donc en quelque sorte appris les valeurs familiales et fraternelles, ce qui l'entraîne aujourd’hui dans ce pensionnat. Suite à la découverte effrayante des drames ayant eu lieu chez les Grant, Guiseppe, en souvenir de ses deux amis, voulut adopter Fred, mais les autorités refusèrent ( à cause de son prénom à consonance mexicaine ? ). Il entreprit donc d'aller rendre visite à Fred le plus souvent qu'il pourrait.
*
« Toujours à ton oiseau on dirait
- Oui c'est le seul souvenir qui me reste de « La nuit », il est beau non ? » Fred se retourne et sourit, pendant un vif instant, Guiseppe reconnaît les traits de Henry…
«  Fais voir… c'est vrai il est pas mal, mais tu devrais le poser et aller jouer avec tes camarades de chambre non ?
- Ils sont méchants
- Vraiment ? Que font ils de si méchants ?
- Ils me volent mes affaires, me piquent mon goûter….et...
- Et ...
-et ne veulent jamais jouer avec moi.
- C'est parce qu'ils ont peur que tu les battes
- C'est pas sympa
- Écoutes Fred, assied toi près de moi, je sais que ce n'est pas facile de vivre ici, je sais que tu ne mérites pas tous ça, j'ai tous essayer pour te prendre à la maison, mais vois-tu, je ne peux pas. Et ces enfants sont comme toi, certains n'ont jamais eu de parents et vivent ici depuis leur naissance, ils ont dû apprendre à être dur pour survivre.
- Mais je ne veux pas être méchant.
- Je ne te demandes pas d'être méchant, tu sais, mes parents sont immigrés, mon enfance a aussi été dure, écoutes, je suis persuadée que quelque part on a un ange gardien qui veille sur nous, lorsque tu te sens seul, ferme les yeux, et écoute le murmure du vent, et ton ange t 'apporteras le bonheur, lorsque tu es seul, lorsque tu as peur, que tu es triste, écoutes le murmure du vent…
- Guiseppe ?
- Oui Fred ?
- Ils me manquent.
- Moi aussi, viens dans mes bras. » Il s'enfouit dans les bras de Guiseppe, et pleura, des larmes coulèrent des joues de ce dernier. «  Ils sont avec nous, tu ne les vois pas mais je suis sûr qu'ils sont là, je suis sûr que tes parents veillent sur toi, que ton père le soit te borde et que ta mère t'embrasse sur le front.
- Je t'aime Guiseppe…
-Moi aussi je t'aime Fred... »

Et ils restèrent là, ensemble à pleurer, longtemps…
*

« Les lignes d'avion on été annulées monsieur.
- Mais pourquoi non de Dieu !
- Un ordre du gouvernement suite à l'attentat qui a eu lieu ce matin. »
Guiseppe raccroche, « et bien on va y aller en bus ! »
*

Fred fut précipité en dehors de son bureau au moment de l'explosion, toute les vitres des tours éclatèrent sous le choc, l'avion venait de s'écraser plus haut. Il se releva, les alarmes hurlaient, les gens hurlaient, les fondations tombaient, Fred était perdu, il commençât à courir comme tout le monde. Les gens se poussaient pour rentrer dans les ascenseurs, Fred s'y dirigea mais il vit un oiseau rouge, qui semblait être peint en sang sur la porte d'un des ascenseurs, sans réfléchir, il fit demi-tour. Il entendit alors un bruit de chute. De cage d'ascenseur venaient de s'écraser, emportant avec elles des trentaine de personnes ainsi que leur hurlements paniqués « Bordel, il y a un poids limite » s'entendit il dire, à côté de lui un homme rigola, il était grand, très grand, il lui rappela vaguement quelque chose, mais il n'eut pas le temps de le méditer, soudain une partie du plafond vint s'écrouler sur une dizaine de personne. Il courut pour aller voir mais une montagne de débris et de meuble tombant de l'étage vint lui barrer la route. Il ne chercha pas à les enjamber, il se précipita vers les escaliers. Il était bondé, il commençât à descendre. Les gens se bousculaient pour descendre les premiers, il entendait les craquements des os et les cris de gens au sol. Soudain il fit noir, les gens hurlèrent et Fred glissa. Comme au ralentit il vit les marches se rapprocher dangereusement, sa tête se fracassa dessus, les gens l'écrasèrent, il tentait de se relever, la vision troublé, le sang coulant de sa tempe et de son nez, mais chaque fois un pied le ramenait au sol. La mer humaine le noyait, il ne respirait plus, il avait peur, il se sentait mourir. Il vit un homme se faire quasiment décapiter par le lustre qui se fracassa sur sa tête, celui tomba. Soudain il se sentit partir, et, en partant, il se rappela d'un vieux souvenir…
V
Juillet 1975,

Lorsque Fred décida de traverser le parc, il ne se doutait pas de ce qu'il allait voir…

Fred a 15 ans, aujourd’hui on est samedi, suite à une dispute avec un camarade à lui, Fred claqua la porte. Il décida d'aller au parc du Feather, c'est un endroit qu'il aimait, il y faisait bon à l'ombre des chênes, la végétation y était belle, on y voyait de beaux oiseaux, qui chantait de belles mélodies, on entendait l'écoulement de la rivière. C'était un endroit ressourçant. Fred se plaisait à méditer à l'ombre d'un chêne, où a dessiner les oiseaux. Il aimait beaucoup les oiseaux.
Lorsqu'il pénétra dans le parc, il ne remarqua pas l'oiseau rouge peint sur un arbre…
La nuit commençait à tomber, il marchait, et soudain aperçut un geai, mais il n'était pas un simple geai. Tout d'abord, Fred fut frappé par sa taille, il faisait la taille d'une grosse oie. Son plumage était également surprenant, il était bleu sombre, bleu nuit, le geai bleu nuit, un beau nom que se serait se dit-il. L'oiseau le regarda, puis s'éloigna pour aller se poser plus loin. Fred le suivit. Lorsque il fut arrivé à une portée respectable, l'oiseau s'en fut se poser plus loin. Fred de nouveau le suivit. Le jeu dura pendant un bon kilomètre. Le Geai bleu nuit l'avait conduit jusqu'à la rivière, on l’entendait couler. Soudain un bruit l'attira derrière lui, dans les fourrées. Il se retourna précipitamment, rien, cela devait être un oiseau.., rien qu'un oiseau…
Quand il se retourna le Geai avait disparu. Il n'y avait plus de bruit, l'air c'était rafraîchit, et une légère brume montait du sol, l'angoisse montait. A présent Fred ne distinguait plus les arbres, les branches se recourbait. La scène lui rappelait vaguement quelque chose...Fred s'avança près de la rivière. Ce qu'il vit lui glaça le sang : en face de lui, il y avait un cadavre flottant dans l'eau, soudain il voulut partir, il ne voulait pas avoir son identité. Il baissa ses yeux et vit une feuille de papier froissé, il la ramassa. Elle sentait le vieux whisky et une odeur forte, musqué, le sang...Il déplia le mot, il y avait marqué :
« Tu vas mourir Fred, tu m'as tué et je me vengerai mon chérie, n'essaie pas de partir, c'est pour ton bien,signé ton papa chérie et crevé. PS : fait gaffe à l'araignée... »
Fred fit tomber la feuille au sol, soudain les habits du cadavre lui parurent extrêmement familier… NON ! Il était sur le point de vomir. Soudain il se retourna, sans savoir pourquoi, mais ce geste le sauva sans doute… Dans son dos il vit une énorme araignée, d'environ 1mètre au garrot et 2 mètre d'envergure, la bête était monstrueuse sur son abdomen se trouvait une grande excroissance semblable à la queue d'un paon, où un immense visage souriant et hideux semblait peint. Si Fred s'était munit d'une encyclopédie, il aurait pu y reconnaître une Maratus volan, où araignée paon. Mais contrairement à cette dernière, elle ne mesurait pas 2 millimètres.. Elle n'était pas coloré également mais noire. Le sourire était d'un blanc blafarde, et semblait narguer Fred. L'araignée puait le cadavre et l'humidité, elle possédait de longues mandibules dégouttante de salive et de...sang...L 'araignée bondit, Fred plongea au sol, et elle alla s'écraser sur la berge, remuant terres et gravillons. Fred entendit un rire horrible se répercuter dans la forêt. Fred ne perdit pas de temps, il se leva d'un bond, et se mit à courir.

Il courrait, et entendait l'araignée progresser dans son dos, à coup de craquement de dérapement, elle progresser telle un chasseur, mortelle mais bruyant. Fred courait, se raflant les bras, déchirant ses vêtements, aux branches des arbres s'étant faîtes terriblement pointues. Soudain il trébucha dans le brouillard et alla s'étaler 3 mètre plus loin,il stoppa sa chute avec ses bras, et il entendit un craquement creux sonner à son bras droit. Une immense douleur lui vint et eut une terrible envie de vomir. Il entendit l'araignée arriver dans son dos, et vis sa fin arriver. Il pensa alors, à une phrase entendu il y a quelques années : « lorsque tu es seul, lorsque tu as peur, que tu es triste, écoutes le murmure du vent… ». Et désespérée il écouta, et hallucination ou pas, il entendit, « les araignée ne savent pas nager… »

Sa douleur s'atténua soudain, il se leva, et vie le Geai bleu nuit qui le regardait. Sans réfléchir, il couru vers lui, et débarqua dans une petite clairière où au centre se dressait un chêne centenaire. Il ne fit pas attention à la peinture qu'il y avait dessus, veille des quelques années, mais à ce qu'il y avait sur le banc à coté. Il y avait un gros couteau de chasse crantée, où un geai y était gravé, et à côté des gants noirs…

Il saisit le couteau et entendit l'araignée arriver derrière. On l'avait aidé, maintenant il devait faire le reste. Il traversa la clairière, les poumons en feu, la douleur le lancinant le bras droit, couteau en main gauche il se dirigea jusqu'au au bord de la rivière. Il se retourna, inspira un grand coup, et attendit. Il n'attendit pas bien longtemps. L'araignée surgit quelques dizaines de secondes après. Fred était près. L'araignée bondit. Fred se jette sur le côté, pas assez rapide. Une patte lui déchire tout l'avant bras, une cicatrice qu'il gardera toute sa vie. Il tombe sur l'épaule droite. Mauvaise idée une explosion de douleur surgît des décombres de son bras cassé. Puisant des forces d'une énergie inconnue, il se relève tant bien que mal. L'araignée se retourne lentement, Fred inspire. Il plante alors le couteau dans un œil de l'araignée, du sang noir et poisseux gicle de la plaie, une odeur pestidencielle envahit les alentours, un cri inhumain et strident surgit de la geule du monstre, l'araignée recule. C'est le moment, repoussant son envie de vomir, Fred donne un énorme coup de pied d'une force surhumaine dans la tête de l'animal. Un craquement écœurant se fait entendre, l'araignée tombe dans l'eau avec un grand bruit d'éclaboussure. La rivière commence alors à se couvrir de noir. L'araignée tente vainement de s'accrocher à la berge, glissant, s'agrippant comme elle peut. Les rôles sont inversés, Fred s'assure d'écraser les pieds de l'araignée dès qu'ils tentent de s'accrocher. L'araignée finit par sombrer, des bulles sortent quelques temps de l'eau puis cessent. Fred reste hébéter à regarder cette masse informe disparaître. Puis il se retourne et vomît. Il titube encore quelques secondes puis s'écroule sur le sol de fatigue et de douleur. En sombrant il se sent soulevé par des bras puissants et croit apercevoir des gants noirs…
*
« Tu es sur que ça va Fred ?
- Oui pourquoi ?
- A ton avis, lorsque on trouve un gosse inconscient dans un parc on se demande si ca va.
- Oui ne t’inquiète pas Guiseppe
- Tu n'as pas fumé j’espère
- bien sûr que non, je ne suis pas comme ça. »

Fred se sentait mal. Lorsque il c'était réveillé dans sa chambre, Guiseppe était à ses côté. Mais Fred était intacte, pas de bras cassé, pas de coupure, juste une cicatrice. Il  cru alors à un cauchemar mais il y avait cette marque, un oiseau bleu nuit, comme le Geai. Au départ elle n'y était pas, mais au fil des jours, elle apparut. Jusqu'à se colorer en bleu. Seul ses yeux demeurait vide, mystère, mais Fred n'était pas encore près à en parler…
« Pourquoi t'es tu disputé avec ton camarade de chambre ?
- Il racontait que j'aimais une fille…
- Et c'est vrai ?
- Ben ….
-Si c'est vrai pourquoi te disputer
- Car je voulais le garder pour moi, et de toute façon, elle ne voudrait pas de moi
- Qu'est ce que tu en sais, avant de lui avoir demandé ?
- Je ne suis pas assez bien pour elle.
- Ah ça tu ne peux le juger par toi même, ton père disait pareil et …
- Je ne suis pas mon père
- J'espère bien car sinon je me poserais des questions...calme toi Fred, arrêtes de croire que le monde t'en veux...tu es quelqu'un de très bien et moi je suis très fier de toi. Bon si tu me parlais de cette fille ?
*
« Tu as bien laissé le mot sur la table de la cuisine Enzo ?
- Bien sûr papy pourquoi ?
- J'ai pas envie qu'ils lancent les flics à notre recherche...Et j'espère que tu as bien marqué que je t'avais emmener en vacances ?
-OUPS !
- Qu'as tu marqué ?
- Que l'on était parti à l'avenTURE !!!!
- Quoi de plus inquiétant pour des parents mais Enzo voyons ! Je vois bien l'article : Un grand-père fou emmène son fils à l'aventure sur les lieux d'un attentat »
- C'est quoi un attentat papy ?
- Et bien c'est quand des gens tuent d'autres gens pour une idée qu'ils veulent forcer à faire croire aux autres
- Ce sont des méchants alors…
-Oui…
- Et à ton avis papy pourquoi ils deviennent méchants ?
- J'en sais rien Enzo, sûrement car le Mal est toujours présent…
- Et les gentils…
- Ils se font rare très rare Enzo...Bon papy va dormir, et il s'endormit, troublé, et un souvenir lui revint…
*
« Alors ça a marché le coup du mot ?
- Un FIASCO !
- racontes
- Je lui ai donné le mot, et elle la lue devant toute la classe !
- Pas très mature
- c'est pas faux...
- écoutes une de perdue…
- dix de retrouvées...je sais en entendant je cherche toujours la première, et puis…
- Moi j'en connaît une à qui tu plaît.
- Qui ?
- Amanda, ton amie
- Haha non c'est ma meilleure amie !
- Pourtant elle te dévore du regard la petite ! »

Fred en parut troublé...Il décida de changer de sujet.
« Guiseppe, si je t'ai appelé c'est car je dois te parler. Mais ne me prend pas pour un fou s'il te plaît…
- Qui a t-il ?
- Et bien se jour là au parc, il m'est arrivé quelque chose d'étrange…
- Dis moi je peux tout entendre… »
Il lui raconta tout Guiseppe l'écouta jusqu'à la fin sans l'interrompre, plus il parlait plus la le visage de ce dernier se faisait sombre… et à la fin, il resta quelques secondes silencieux, puis les minutes passèrent. Plus le temps passait, plus Fred s’inquiétait, le prenait t-il pour un fou, pensait t-il à un mensonge ? Enfin Guiseppe parla, lentement «  Je te crois, mais je dois te dire quelque chose, ce sera dur à entendre, mais en quelque sorte cela t'aidera. » Et il lui raconta la nuit du fameux 13 décembre 1969, lorsque il eut finit, la nuit était tombée, et la température s'était anormalement rafraîchit. Les deux restèrent silencieux regardant dans le vide, Guiseppe prit la parole : «  Il fait un peu froid je vais allumer le radiateur, tu veux un café ?
- c'est pas de refus... ». On était chez Guiseppe, dans son bureau personnel, la maison de Guiseppe se situait à l'entrée de la ville, une petite maison à l'américaine, confortable et accueillante.
« Guiseppe, tu crois que c'est cet homme qui a poussé papa à nous faire du mal ?
- C'est une explication probable, mais je pense que l'alcool a aussi joué dans ce drame, simplement il était une proie plus facile…
- Qui est cet homme à ton avis ?
- Je sais pas, il semble incarnée le Mal, mais j'ai plus ressenti de la peur en le voyant, j'en sais rien.
- Tu crois qu'on pourrait le retrouver ?
- Je n’essaierai pas, cela servirai qu'à nous apporter du malheur.
- La vengeance
- La vengeance représente le Mal
- Pas quand on tenais au victime
- Ne dis pas ça, moi aussi je tenais à eux
- Œil pour œil…
- Ne dis pas ça, la vengeance ne sert à rien et encore plus ce dicton... » Guiseppe souffla et dis alors : «  Lorsque j'étais plus jeune, un homme à tuée mon frère dans une bagarre… Crois tu que je me suis vengée, non, car j'ai réfléchit, à quoi cela servirai, j'ai ressentit une immense douleur lors de la mort de mon frère, même si le type l'avait tué, son frère est innocent, pourquoi le tuerai-je ?
- Pourquoi son frère je ne comprend pas ?
- Tu ne disais pas œil pour œil, dent pour dent ?
- Si…mais tu aurais pu…
- Oui j'aurais pu faire un tas de chose, mais à quoi bon ? Pourquoi tuer pour punir alors que c'est ce que je critique ? Alors non j'ai laissé, et peut être que si il a un minimum de conscience, il a été remplit de remords. »
Ils se turent, puis Guiseppe reprit la parole «  De toute façon, on ne pourrait trouver cette chose.
- Si je pense, avec le Geai bleu nuit, comme je t'ai dit, je pense qu'il m'a fait office de guide.
- Et comment le verrais tu ?
- Je pense qu'il apparaîtra le moment venu, et puis cette marque sur mon bras, il doit y en avoir d'autres…
- Qui ?
- Gardons l’œil ouvert…
- Et le cœur, c'est avec le cœur que nous le verrons, et nous sentirons le moment venu… »
VI
Lupus avait peur, il sentait le feu lui monter au joues, de la sueur perlée sur son front, son cœur commençait à s'affoler, les pupilles de ses yeux s'agrandissait, il avait peur. Autour de lui le feu dansait, danse mortelle et diabolique, danse éternelle, inquiétante, la danse du feu, les ombres dansait, projetées par les flammes, dansant autour du feu, tel des esprits diaboliques attirés par un sabbat infernal. Les flammes léchaient les meubles, dévoraient le papier, créant une lueur mystérieuse se reflétant sur le visage de Lupus. Lupus est pyrophobe, il a peur du feu. Lorsque l'avion c'est écrasé, une explosion a eu lieu enflammant une grande partie du bâtiment, a présent, il se retrouvait coincé dans un couloir, avec l'incapacité de traverser...Il s'affolait, il allait mourir brûlé, tous sauf ça, en lui se réveillait une conscience vieille comme le monde, une conscience primitive, animale…
*
Il courraient à en perdre haleine, autour de lui l'air se réchauffait, il entendait les hurlements de ses congénères, l’aboiement des chiens, les cris des hommes, les plaintes des arbres en proie au feu, le crépitement du bois. Il sentait la fumée, emplissant ses narines et chassant l'odeur de verdure et de résines de ses bois. Il sentait le danger, le sang et la peur… Il voyaient les flammes, léchant les arbres de leur langue brûlantes et mortelles, il voyait les animaux fuyant, sa meute éparpillée et les ombres mouvantes de ses chasseurs. La battue avait commencé quelques heures plus tôt. A présent la nuit était tombée et la forêt était aussi lumineuse qu'en plein jour. Il se faisait traquer, et le feu faisait renaître en lui une peur inscrite dans ses gènes, ses pupilles s’agrandirent, de la sueur coula de sa crinière, sa blessure au flanc le lançait terriblement, il ne devait pas mourir. Soudain un arbre s'écrasa près de lui, projetant des flammes à plusieurs mètres de là. Il bondit sur le côté, les flammes roussirent ses poils, Nuit se mit à gravir une colline, derrière lui deux chiens se rapprochaient dangereusement. Il décida de jouer le tout pour le tout, il fit volte face, contracta ses appuis, et lorsque le premier chien arriva, cousin domestiqué par l'homme, il bondit et lui arracha la gorge. Il s'écroula dans un flot de sang reflétant les flammes toutes proches. Le deuxième lui donna plus de fil à retordre, le combat dura quelques secondes, qui furent longues pour les deux, le chien bondit, Nuit esquiva, le chien lui mordit la patte. Alors profitant que son adversaire laisse son cou libre, il mordit dans sa nuque, et sentit les os craquer…

Nuit se précipita en contre sens, croisant ses frères, il fut triste, ils allaient sans doute mourir, lui aussi peut être, mais Nuit était puissant. Lorsqu'il croisa le premier chasseur, il ne l'avait même pas vu. Nuit bondit par dessus le cheval et engloba la tête de l'homme de toute sa mâchoire et la brisa, le cheval rua, le corps de l'homme se brisa, et un flot de sang rugit de la gueule de Nuit. Le sang éclaboussa son pelage noir, affolant encore plus le cheval. Nuit retomba gracieusement sur le sol. La scène venait de durer cinq secondes. Le cheval partit au galop traînant le corps de son hôte. Nuit se sentait grisé, l’œil hagard, les crocs luisants, il courait, puisant sa force dans son accès d'adrénaline, instinct de chasseur, les rôles venaient de changer. Il croisa un autre homme, à pied, lui bondit dessus. L'homme retomba sèchement sur l'herbe brûlée, la gorge arraché. Il n'avait même pas vu Nuit.

Le loup venait de vaincre sa peur en réveillant les instinct de prédateurs sommeillant en lui, donnant libre cours à ses pulsions meurtrières, il avait traversé le feu et s'enfonçait ainsi dans les bois calcinés, illuminé par le feu, et par une lune rouge, rouge…
*
Lia se trouvait au sous sol lorsque l'avion s'écrasa, elle ne se rendit pas compte de se qui se passait, étant dans un lieu totalement insonorisé. Elle s'en rendit compte lorsqu'elle vit l'eau arriver. Elle paniqua, et commença à pleurer. Hydrophobe, la peur de Lia par rapport à l'eau remonte à son enfance. Lorsque elle était plus jeune, la cousine de Lia, nageuse expérimentée, avait décidée d'emmener sa cousine, toute jeune, nager dans la mer. Il l'avait donc conduit jusqu'au bouée indiquant les limites de sécurité, environ à 300 mètres de la plage. Sa cousine progressant en tête, Lia se trouvait à la traîne, et soudain, une vague la fit boire la tasse, et elle s'affola. Elle ne nageait plus correctement, sa tête plongeait dans l'eau puis ressortait, elle tentait de reprendre son oxygène mais buvait la tasse, le sel de l'eau lui brûlait la langue, de l'eau était coincée dans ses poumons, elle tenta de crier, son cri fut étouffée par l'eau s'engouffrant dans sa bouche. Son organisme, par instinct de survie, la fit vomir, elle recracha beaucoup d'eau, qui fut rapidement renouvelé, lui remplissant de nouveau les poumons. Elle régurgitait et s'étouffer, puis soudain elle se sentit couler, à bout de force. Elle voyait doucement la lumière s'éloigner d'elle…

Lorsque elle se réveilla, elle était à l’hôpital, la cousine de Lia avait réussi à la sauver et lui avait adopté le bon réflexe en lui faisant évacuer l'eau emmagasiné dans son système respiratoire. Depuis Lia avait une peur bleue de l'eau. Même se laver pour elle était une source d'angoisse.

Et elle se trouvait là l'eau montant à une vitesse vertigineuse, elle lui arrivait déjà à la taille, elle se précipita vers la porte mais un flot l'emportant de l'autre côté du sous-sol. Elle se mit à respirer compulsivement. A présent elle n'avait plus pied. Elle nageait affolé, pleurant au bord de la crise de nerf. Elle souffla et repensa au séances de thérapie qu'elle avait expérimenté. Elle se concentra, et se mit à nager méthodiquement, vers la sortie, elle appréhendait le plus dur, le passage sous l'eau. Mais soudain une main empoigna sa cheville et l'entraîna vers le fond, son cœur s'emballa pendant quelques secondes, puis elle se mit à hurler…
*

« Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu’une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature. »


Les fleurs du Mal,
La fontaine de sang CXIII,
Charles Baudelaire






VII

11 novembre, 16h27
En sortant du bus, Guiseppe se dirigea vers l'hôtel où il avait réservé une chambre pour son petit fils et lui. Il dit alors :
«  Écoutes Enzo, je vais te demander d'être courageux, je vais aller sauver la personne pour laquelle je suis venu ici, tu dois me promettre de rester dans cette chambre et d'ouvrir à personne d'accord jusqu'à mon retour d'accord ?
- Oui papy
- très bien à tout à l'heure »
Guiseppe sortit, il se dit qu'il allait devoir jouer peut être la comédie pour pouvoir réussir à passer. En marchant parmi les rues étrangement désertes de New-York, il fut pris d'un malaise, il n'y avait aucun bruit et il semblait que le crépuscule arrivait un peu vite. Un léger brouillard commençait à recouvrir la ville, de grands nuages noirs venaient cacher le soleil. Un vol d'oiseau recouvrit pendant quelques instant la ville, Guiseppe se dit qu'il aller se passer quelque chose, les animaux ayant sûrement un sixième sens le sentait. Quelques menaces semblaient suspendues dans l'air… Guiseppe frissonna. Soudain, il lui sembla entendre une voix résonner dans sa tête, menaçante, inquiétante. «  Tu es vieux Guiseppe, et tu n'es pas aussi résistant que dans ta jeunesse ».

Il accéléra, prit d'un frisson, il ne vit pas l'homme encapuchonné le suivre…
*
Lorsqu'il posa la main sur l'épaule de Guiseppe, ce dernier sursauta, et se retourna, la mine pleine d'effroi. «  Qui êtes vous ? » balbutia t-il
« Le geai ma conduit jusqu'à vous, et j'aimerai savoir pourquoi
- Je n'en sais rien, mais qui êtes vous bon sang ! » Guiseppe, se rappela de cet oiseau que Fred connaissait si bien, et il comprit que les choses avait commencé...
- L'homme enleva sa capuche, c'était un grand blond, musclée dont le manteau cachait un débardeur, sur son épaule, un tatouage de Geai était peint.
«  Appelez moi Cédric, et vous êtes ?
- Guiseppe
- Je suppose que si le Geai m'a emmené jusqu'à vous c'est pour une bonne raison, que faîtes vous ici ?
- Je vais sauver un homme, et je pense que vous allez m'aider car cet homme est sûrement un des vôtres…
*
Lorsque une force l'entraîna vers le fond, elle pensa qu'elle hallucinait, mais lorsque elle fut sous l'eau et qu'elle vit la surface s'éloigner, elle hurla, et comme il y a quinze ans, elle avala une belle rasade d'eau. A la différence près, celle-ci n'était pas salée. Elle se mit à battre furieusement des pieds et des mains, perdant toute coordination, essayant de faire lâcher prise à la chose qui la tirait vers le fond. Elle réussi à ressortir la tête de l'eau. Elle eut juste le temps d'aspirer un peu d'air qu'elle replongea. Elle regarda alors au niveau de ses pieds, et vu une immonde créature, on aurait dit une femme, dû moins elle devait ressembler à ça de base, car le visage bouffies, le corps gondolé, à moitié dévorés par les poissons, elle ne possédait plus de yeux. Sa bouche était un trou où quelques algues avait élu domicile… C'était une noyé, c'était ce quelle aurait pu être. Enragée, elle donna un énorme coup de son pied libre dans la tête du monstre, et elle entendit un craquement épouvantable, un morceaux de nez et de joues venait de partir en lambeau, telle une lépreuse. Lia eut envie de crier mais elle se retint. Un hurlement rageur vint du trou purulent de la noyée, l'étreinte du pied se resserra. Lia sentit alors les ongles s'enfoncer profondément dans sa jambe, elle hurla, et donna un second coup. Cette fois ci le bruit fut beaucoup plus inquiétant, elle se retourna et vit le bas de la mâchoire se désagréger. Elle ne put retenir un hoquet de dégoût. La prise se relâcha, elle remonta à la surface, respira,mais soudain l'eau monta brusquement noyant la dernière surface d'air libre. Elle se dirigea de nouveau vers la porte sure d'être sauvé mais une main l'agrippa alors. Elle revît alors monstre, le visage complètement inhumain à présent. Elle devait s'en débarrasser sinon elle ne verrait jamais plus la surface. Elle se mît à harceler méthodiquement de coup de pied la créature, entendant les os craquer, redoublant alors d'effort. Soudain au prix d'un coup plus fort que les autres, la main la lâcha. Elle se propulsa alors vers la sortie. Les poumons en feu elle se dirigea vers l'escalier. Elle passa près de l’ascenseur et vit une scène répugnante, du sang sortait de la cabine et des morceaux de bouillie semblables à des steak, était visible par l'ouverture, elle comprit alors, et faillit dégueuler, les ascenseurs avaient lâchés. Elle arriva au escaliers, elle étouffait. En arrivant à la surface ses poumons était en train de lâcher, pendant un instant fugitif, elle imagina se faire de nouveau entraîner vers le fond, elle accéléra.
Quand elle sortit, elle souffla, toussa, sentît le goût merveilleux de l'air, sensation merveilleuse de respirer. Elle entreprit, éreinté, de monter le restant des escaliers qui n'était pas engloutit par l'océan d'eau New-yorkaise. Mais lorsque elle commença cette ascension, elle entendit un clapotement, et le ruissellement de l'eau, elle se retourna lentement, et lentement elle vit la créature, a moitié désagrégé lui foncer dessus…
*

Lorsque Lupus se réveilla, il se trouvait dans une veille maison de campagne. Elle semblait abandonné. Lupus était nu et désorienté, il se souvenait vaguement d'avoir été cerné au milieu des flammes puis plus rien. Et il était là dans une vieille cuisine, au bois pourri, au frigo rouillé et à l'odeur de moisissure et de renfermé. En se levant, il fut pris de vertige et de violent maux de tête. Il regarda autour de lui, s'approcha d'une fenêtre brisé, un peu de sang maculait les rebords tranchants. Il examina alors son corps et vit une estafilade au niveau de ses reins. Il avait faim et entreprit de chercher des vêtements. Il fouilla la maison à la recherche d'une chambre. A l'étage il trouva son bonheur dans une veille armoire. Il enfila alors une vieille chemise à carreaux et un jean délavé. Après s'être habillé, il se dirigea machinalement vers la salle de bain, mais lorsque il se regarda dans le miroir, et il fut pris d'effroi. Autour de son visage, on voyait des traces de ce qui semblait du sang séché. Il pensa alors, qu'est ce qui c'était passé depuis l'attentat. Cela semblait s'être déroulé dans un rêve. Il décida de sortir de cette maison qui l'oppressait, il avait besoin de nature, de forêts, de grands espaces. En sortant, il se trouvait a la lisière de la forêt, il eu soudain une furieuse envie de s'enfoncer dans ces bois, de sentir l'humus, la senteur des pins, la sueur sur le front, le bruit des oiseaux, des criquets. Sa raison l'emporta, il commença à marcher en bord de route, le soleil inondant son corps, éblouissant ses paupière. Autour de lui la nature s’éveillait, les oiseaux chantaient, le vent soufflaient entre les pins du bord de la route, il pouvait entendre l'écoulement de la rivière un peu plus loin, les croassements des crapauds, le vol des abeilles et des libellules, il soupira. Le premier panneau qu'il rencontra, quelques kilomètres plus loin, indiquait un quartier résidentiel, « Venez vous découvrir, à la résidence du soleil ! ». Le slogan était accompagné d'un soleil, où trônait un œil au milieu… Sans savoir pourquoi, il voulut y aller. Il se dirigea donc vers sa pulsions, après tout au point où il en était. Il vit alors un seconde panneau, Il indiquait New-York, à 200 kilomètre de là…
*

« Comment fait on pour rentrer ?
- On va être discret » Guiseppe frissonne en entendant ces paroles, cela ne va pas être une partie de rigolade. Il regarde alors l'homme qui est à ses côtés, il s'appelle Cédric, il est natif de France, de Toulouse précisément, la ville rouge comme il se plaît à appeler. Il à vingt cinq ans, et depuis sept ans il est au service du geai bleu nuit, et il adore ça, il a l'impression d'être Néo dans « Matrix ». Toute sa vie, Cédric ne sait jamais posé de question, il est carpe diem, chaque jour il change de métier, de copine, d'identité. A ses 18 ans, Cédric arrête ses études, il quitte familles et amis, quitte son pays natal, romps le contact, oublie tout. Il ne recule à présent devant plus rien, Il est un des éléments les plus important du Geai, il a réussit le Test, il est un des plus fidèle. C'est lui que l'on choisit pour les missions les plus importantes, on le surnomme l'Œil du Geai…
«  Dit moi Cédric, si on se fait prendre, qu'est ce que l'on dira ?
- Ne t’inquiètes pas pour ça, on ne sera pas pris, avec moi tu risques rien » Il sort alors deux « Usy » des pans de son manteau. Un usy est une mitraillette de poing, discrète et mortelle. Guiseppe manque de s'étouffer «  Que comptez vous faire avec ça ?
- En cas de complication cela nous sera utile…
-Comment ça complication ?
- On dirait que tu ne sais pas ce qu'il t'attend…
- Quoi ?
- Le Mal, à ton avis, tu crois que c'est qui qui à fait en sorte que ces choses là arrivent, et à mon avis en ce moment, il es dans les décombres des tour en train de se nourrir. Ah et il y a aussi les flics…
- Non
- Et si à ton avis, qu'est ce qu'il vont dire si deux hommes vont sur les lieux d'un attentats.
- On sera discret... »
*
L'air, il me faut de l'air, j'ai mal, Lia se secoue une fois de plus, en vain, la créature exerce une force monumentale de sa seule main valide, sa trachée est écrasée sous ses mains gonflées. Elle regarde alors le visage déchiqueté de la créature, et dans ses yeux brûle une haine, se sont deux charbons ardents, mais ils reflètent un bleu glacial, tel l'Océan, la Mort… Lia lui décoche une droite, mais la créature ne bouge pas d'un pouce. Alors, Lia se sent plonger, et alors que ses forces l'abandonnent, une aura l'entoure, et de désespoir et de peur, Lia lui donne un dernier coup, au ralentit, et au ralentit son poing s'enfonce dans le crâne de la noyée comme dans du beurre,la créature lâche sa prise, et tombe sur le côté. Lia se relève précipitamment, cherchant de l'air, suffocant, elle sent l'oxygène emplir ses poumons, le sang circuler, elle se sent revivre. Elle recommence à monter, mais la créature lui attrape le mollet, et elle va s'étaler sur les marches, son nez commence à saigner, elle est aveuglé par le sang, et s'essuie les yeux et s'empare d'un morceau de barre en fer qui est tombée avec une parti du plafond. Elle le plante dans la tête de la créature, la créature se contente de renforcer son étreinte. Lia lui donne un deuxième coup, puis un troisième. L’étreinte se fait plus forte, les doigts de la créature s'enfoncent dans la peau de Lia, elle hurle et donne un nouveau, dans la bouillie qui sert de visage à la créature. Soudain une immense douleur assaillit la jambe de Lia, un craquement affreux résonna dans son crâne. Lia tenta de se redresser, elle chuta. Elle vit alors la porte qui menait à la sortie. Elle eut une idée. Puisant dans ses dernières forces, elle se traîna vers celle-ci, traînant le corps du monstre. Au prix d'un effort suprême, elle s'accrocha à la poignée de la porte, elle l'ouvrit et s'engouffra à l’intérieur. Puis elle referma brusquement la porte sur le bras de la créature. A présent le moment le plus difficile était à faire. Elle s'accrocha à une rambarde, tout en poussant de son pied valide sur la porte, elle tira. Elle hurla mais continua, un bruit de déchirement retentit. Elle tira brusquement, et l'attraction de la créature stoppa. Lia tomba au sol, le bras du monstre tomba aussi. Elle avait mal, très mal, du sang coulait de son tibia cassé, l'empreinte des doigts resté incrusté dans la chair sanguinolente. Elle se sentit partir tant la douleur était intense, et en sombrant, elle senti l'odeur d'eau stagnante s'écoulant de la porte d'un écoulement régulier, allant clapoter sur les débris tombant de la tour…
*
Quand Guiseppe et Cédric rentrèrent dans le bâtiment un froid mordant les assaillit. La température avait baissé de plusieurs degrés. Cédric ricana, il regarda les ruine du bâtiment. « Il va falloir faire gaffe, se bâtiment peut s'écrouler à tout moment, dépêchons nous ! ». Ils avaient dépassé les policier trop occupé à parler aux journalistes, et contenir les curieux. Cédric était passé par les ruelles étroites derrière les tours et s'étaient engouffrés dans une porte de secours.

Dans le bâtiment, il faisait sombre, le silence était entrecoupé par la respiration des deux individus, le temps semblait s'être arrêté… Les débris semblait représenter l'essentiel de la construction. Il était difficile de s'imaginer qu’auparavant, les tour était un bâtiment luxueux et moderne. Ils progressaient comme dans un rêve, le corps tendu, la respiration coulant, les poils hérissés. Une manifestation paranormale semblait se produire en ce chaud mois de septembre. Un étrange pressentiment pris Guiseppe, il sut qu'il devait se diriger au troisième étage…Ils montèrent donc au troisième, et Guiseppe se dirigea vers un tas de débris au milieu du couloir principal, évitant les cadavres à ses pieds. Il vit un homme ayant un lustre à la place de sa tête. Les cadavres avait les os brisés et leur visage avait tous une expression d'effroi...Cédric se tenait devant l'escalier, jouant avec un couteau crantée. Soudain Guiseppe remarqua un phénomène effrayant. Certains corps semblait avoir était mangé, ceux là n'avait pas les os cassé. Plus tard, Guiseppe comprendra que ces derniers avait été les retardataire à sortir… Guiseppe sentit les battements de son cœur s’accélérer, il se rapprocha du premier corps, c'était une jeune femme, aux yeux bleu… Son visage arborait une expression d'effroi qu'il n'avait jamais vu dans sa vie...Et il baissa alors les yeux vers l'uniforme de la jeune femme, une pancarte y était accrochée. Guiseppe s'écroula, Il ne pouvait détacher son regard de la pancarte, il n'avait pas été perturbé depuis cette nuit du 13 décembre 1969, et cette frayeur venait de la même...chose ? Cédric accourut. Il lut la pancarte que Guiseppe tenait dans ces mains, « Salut G, tu te souviens de mes beaux yeux, la même couleur que la jeune fille, mais bon en mieux quand même… Ah, et tu vas mourir ! ». Cédric sortit un magnum de sa poche. «  Qui est cet homme Guiseppe ? 
- Ce n'est pas un homme
- Ces yeux, à quoi ressemble t-il !
- Un homme noir de 2m30 par là…
- 2m 30 ! Et les yeux
- Un bleu glacial, de mort…
- Je vois.. »
Un sanglot interrompit leur discussion. Cédric se leva arme en main suivit de Guiseppe. Le bruit venait du fond du couloir, il progressèrent doucement. Sur les murs il y avait que des miroirs, la pénombre leur jouait des tour, des ombres semblaient passer rapidement, les sanglots était de plus en plus rapides et forts à mesure de leur progression. Une goutte de sueur perla sur le front de Guiseppe. Cédric se retourna, d'un sang froid incroyable il jeta un revolver à Guiseppe. Quand il arrivèrent au bout du corridor, ils virent une personne en robe, de dos. Guiseppe passa devant Cédric, «  Petite tout va bien ? Tu n'es pas blessé ? Ne t'inquiète pas on est là. Tout va bien se passer » Les sanglots avaient cessé. Guiseppe posa sa main sur l'épaule de la fille «  Petite ?
- BOUH ! » La petite se retourna, mais.. à la place d'un petit minois d'enfant ce trouvait une immense bouche souriant qui remontait jusqu'au oreille, elle prenait les trois quart du visage, des dents comme des rasoirs était disposé aléatoirement dans sa bouche. Sa bouche était maculé de sang séché. Deux vilains yeux noir trônait au centre du visage. Guiseppe tomba en arrière. La créature bondit sur Guiseppe. Elle allait cueillir son crâne avait sa bouche quand elle reçut trois balle en pleine tête. Elle se jeta en arrière. Du sang noir et visqueux jaillit de ses blessures. La créature hurla. Cédric était d'un calme divin, il rechargea son arme. La créature arracha ses vêtement . Son corps était blafard, laiteux et visqueux. Des griffes sortirent des ses mains. Elle chargea. Cédric lui tira dessus. Une fois, deux fois, trois fois, le monstre vacilla. Il n'était plus qu'à deux mètre. Quatre fois, cinq fois. Le monstre bondit, plein de sang. Cédric se détourna juste après avoir tiré une sixième balle. La créature s'écrasa sur le sol, et se releva d'un bond. Preste comme un serpent elle bondit de nouveau. Cédric jeta son arme, et sortit un sabre de son manteau. La lumière de la lampe halogène, suspendues au plafond, dernière source de lumière, aveugla Guiseppe quelques secondes en se reflétant sur l'acier de la lame. La créature chargea, Cédric frappa, mais cette dernière esquiva et mordit Cédric à l'épaule. Il hurla, donna un coup de poing américain dans le crâne du monstre puis lui enfonça la lame du sabre dans le thorax. La créature cria, se jeta en arrière. Des pointes percèrent alors sa peau de toute part, elles semblaient faîte d'acier. Elle chargea.

Soudain les yeux de Cédric devinrent rouge. Au moment où la créature lui bondit dessus il lui donna trois coup de sabre, et la tête de la créature tomba au sol ainsi que Cédric…
*
Enzo regardait la télévision.
>>--------> <--------<<
A.T.D les initiales de Alone To Dream, surnom et clé de mon univers...Bienvenue
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 18 Avr - 19:50 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum de poèmes. Postez vos poèmes, vos commentaires... Bienvenue à tous les poètes ! Index du Forum -> Histoires... -> Nouvelles. Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com